L’observation de LA baleine bleue (ou comment souffrir pendant 5 heures pour ELLE !)

A Mirissa, la grande attraction est d’aller voir les baleines qui migrent au large. La saison idéale est en janvier/février, tiens pile poil maintenant !

La petite famille belge rencontrée à Tangalle nous avait dit que c’était un peu long, que la moitié du bateau était malade, mais qu’on voyait quand même de jolies baleines.
On hésite, on hésite mais les enfants sont enthousiastes et nous tannent tous les jours pour y aller.
Loïc, Alex et Manon font le tour des opérateurs et trouvent un prix intéressant avec l’un d’eux, le South Whales Watching qui se targue d’un taux de réussite à 100%.

On hésite, on hésite encore…puis on se décide… Ce genre d’expériences ne va pas se renouveler de sitôt mais on a en mémoire nos absences de réussite pour ce qui concerne la vie sous-marine : pas de tortues au Ningaloo Reef en Australie, alors que tout le monde en a vu ; pas de dauphins à Monkey Mia alors que tout le monde en a vu, pas de dauphins en Nouvelle Calédonie alors que tous les passagers du voilier sur lequel on a navigué en ont vus. On peut se considérer comme chanceux pour la plupart de nos activités pendant notre petit tour du monde, mais concernant les animaux marins, on n’a pas eu de petit coup de pouce de Dame Nature…

Lever de soleil sur le port

Lever de soleil sur le port

Allez, on se motive et on se réveille à 6h du matin. Un tuk-tuk passe nous prendre et on embarque à bord d’un bateau très correct, sur lequel l’équipage est aux petits soins, nous demandant de porter des gilets de sauvetage (police, police, disent-ils). Mon œil, ils sont indispensables ces gilets. Le bateau tangue sévèrement, et à chaque « look over there », les passagers se précipitent du côté indiqué au-dessus de barrières pas très hautes. Donc, un bon point pour la sécurité !

6 heures du matin...

6 heures du matin…

6 heures du matin...

6 heures du matin…

Ce qui aurait dû nous inquiéter, c’est le lot de sacs plastiques rouges accroché en hauteur dans la cabine du capitaine… Un véritable lot de sacs à vomi, un peu comme dans les avions finalement…

On s’installe à l’étage sur des matelas confortables, l’équipage nous sert un petit-déjeuner qu’on apprécie tous… Et ça tangue et ça tangue…

Rapidement (façon de parler, cela fait déjà une heure qu’on navigue au large), on aperçoit des bateaux de pécheurs. On nous explique qu’ils suivent les dauphins qui eux-mêmes chassent des bonites.

Dauphins

Dauphins

On voit en effet une famille de dauphins qui sautent. C’est assez chouette à voir, sauf qu’on est entre 5 autres bateaux comme nous et que chacun veut s’approcher au plus près… On trouve ça plutôt moyen mais les enfants sont ravis d’avoir vu des dauphins sauter… Ca restait quand même plus charmant au Cambodge sur le Mékong, sur un vrai petit bateau de pécheur.

Dauphins

Dauphins

A partir de là, rien ne va plus. Le bateau prend les vagues de coté, on est balancé de gauche à droite. Maceo blêmit à vue d’œil. Je lui propose de descendre pour être plus au niveau de la mer. Il me dit qu’il a mal au cœur. J’ai à peine le temps de le mettre au niveau de la balustrade qu’il vomit tout son petit-déjeuner…

Et ç’est là qu’on nous apporte le fameux sac en plastique rouge ! Maceo le remplira et il aura même droit à un sac gratuit complémentaire ! Quelle chance.
Il me demande si on peut rentrer car il se sent vraiment mal… Je lui explique que c’est impossible car il y a d’autres passagers qui ont envie de voir les baleines et qu’on ne peut pas faire demi-tour tout de suite… Je me maudis de ne pas avoir écouté mon instinct, mais là, on est coincé… et bien !

Maceo finira par s’endormir à l’avant du bateau, complétement épuisé, son joli sac à la main.

Maceo malade

Maceo malade

Alex me dit que les passagers derrière elle en sont à leur 2nd voyage, car hier ils n’ont vu aucune baleine, et que l’organisme propose un tour gratuit si c’est le cas… ça ne me rassure pas du tout !

Et en effet, on mettra 3 heures supplémentaires à trouver une satanée baleine ! Et à chaque arrêt du bateau, quand au large, on voit un jet d’eau (signe qu’elle est là, la grosse coquine qui ne veut pas se montrer), le bateau s’arrête (après une course effrenée pour être le 1er sur les lieux) et tangue encore plus. Finalement, c’est plus agréable quand il avance !

C’est interminable, on voit plusieurs fois des jets sortir de l’eau, mais il y a toujours 1 bateau qui s’approche trop près et qui fait fuir la baleine. Résultat, au bout de 4 heures, on est toujours là à attendre un monstre marin qui ne vient pas. D’ailleurs, ce n’était pas censé être le passage des baleines migratoires !

Et enfin, c’est la fin du calvaire ! Une baleine gentille comme tout, accepte de rester à coté du bateau et on peut l’apercevoir, sortir son dos, cracher de l’eau.

Baleine bleue!

Baleine bleue!

Baleine bleue!

Baleine bleue!

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Elle est assez impressionnante… On aura le droit de la regarder trois minutes 30, car le capitaine remet le moteur en marche et repart… Quoi, quoi ???? ça fait 4 heures qu’on cherche une baleine, elle est là et il faut repartir « yes, miss, the sea is a bit ruff now and we have one hour ride to go back »

Les gentils membres d’équipage passent nous voir « Are you happy, you saw a blue whale, 40 meters long, are you happy ? »… J’ai quand même le courage de leur dire que non, je ne suis pas « happy » car il a fallu tourner pendant 4 heures pour apercevoir une malheureuse baleine, et que pour moi, c’est plutôt la course à LA baleine plutôt que le suivi DES baleines qui migrent… Mais ils ont fait de leur mieux quitte à rester des heures sur l’eau pour en voir UNE!

Ils tentent de discuter avec d’autres passagers, au visage blanc de fatigue et de mal de cœur et aux lèvres fermées…Mais certains ont l’air contents quand même!

On a tous le sentiment que c’était beaucoup de bateau pour quasiment rien. Les enfants sont quand même contents (décidément, les heures de trajets infligées pendant ce voyage les ont vraiment rendus patients ! Et comme dit Hannah : « Mais Maman, on a quand même vu UNE baleine et DES dauphins qui sautent, c’était bien ! »

Nous confirmons donc : coté vie sous-marine, les Ailleurs en Famille n’auront pas été très doués !

On rentre épuisés, et on fait tous la sieste (après le fameux l’incontournable gargantuesque petit-déjeuner de l’hôtel qu’on prendra à 13h30… )

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