Mirissa, un dernier paradis avant le retour…

On met beaucoup de temps à trouver un hôtel à Mirissa, autant de temps que les deux trajets en bus pour se rendre ici. Comme d’habitude, les prix des bus défient toute concurrence, 1 euro à 4 pour 2 heures de trajet entre Tangalle et Matara et 60 centimes pour la demi-heure supplémentaire entre Matara et Tangalle. Et comme d’habitude, les prix des hôtels eux sont astronomiques pour le rapport qualité/prix qu’on a. Il faut dire d’après 170 jours de voyage, on commence à être rodés sur la qualité des chambres et payer une trentaine d’euros pour une (grande) chambre sale sans clim, cela nous semble vraiment excessif.
Mirissa est une des plages à la mode au Sri Lanka, et on est en haute saison, donc là, les prix explosent. 50 euros pour un bungalow les pieds dans l’eau… on se réfugie donc un peu dans les terres, tant pis, il faudra marcher pour nager, mais on trouve un hôtel chouette, Katie’s Hideaways avec une chambre immense et deux grands lits, la clim et un petit déjeuner tellement copieux qu’on en oubliera souvent le déjeuner.

Katie's hideaways

Katie’s hideaways

L’EJP (Equivalent Journée Pleine!) de notre budget s’équilibre donc entre un prix de chambre trop élevé mais des frais de nourritures moindres et des coûts de transports extrêmement bas.

On était venu à Mirissa il y a 10 ans, la plage n’a pas beaucoup changé, mais le nombre d’hôtels et bungalows a fortement grossi. On se souvient qu’on devait marcher tout le long de la plage pour aller diner sous les arbres ; maintenant, on trouve son bonheur sous chaque cocotier.
Mirissa a beaucoup souffert du tsunami aussi, de nombreux touristes et locaux sont décédés mais les reconstructions ont effacé tout cela. Contrairement à notre passage à Tangalle, on n’est pas aussi sensible à ce désastre, sans doute parce qu’on n’avait pas lié d’amitié ici.

La mer est très belle ici, l’eau bleue turquoise et transparente ; il y a des grosses vagues comme à Tangalle, mais les enfants peuvent se baigner seuls, car on ne sent pas de courant et les vagues ne claquent pas trop près du bord. On peut emprunter à l’hôtel des boby-boards et on ne se prive pas !

Mirissa beach

Mirissa beach

Hannah rencontre une nouvelle copine de son âge, une petite Manon qui est en vacances avec ses parents français qui habitent à …. Bali !

Manon, Hannah et Maceo

Manon, Hannah et Maceo

On sympathise avec les parents, Alex et Loic qui vivent en Indonésie depuis plus de 10 ans et qui nous interrogent sur notre voyage. Je leur explique, un peu gênée, que le seul endroit où on ne sait pas senti bien, c’était chez eux… et ils m’avouent qu’ils se posent beaucoup de questions. Même s’ils adorent leur maison, leurs boulots et leur vie, ils ne supportent plus (entre autres) la dégradation de l’environnement, la saleté, le fait de ne pas pouvoir se baigner dans la mer faute d’avoir une otite.

Cela nous conforte dans notre vision de cette (ex) île paradisiaque : on n’était pas simplement en mauvaise phase/mauvaise saison. Bali s’est vraiment dégradée.

Il nous reste une semaine au Sri Lanka et on vise donc à Mirissa un programme détente/repos (ça fatigue les voyages, si si !) pour savourer notre dernière semaine en Asie !

Le problème est (comme dirait Alex) qu’on vire loukoums très vite à Mirissa, les Srilankais remplissent nos assiettes de bonne nourriture, les portions sont copieuses et les rôtis (sortes de crêpes) à la vraie tablette de chocolat sont incontournables !

Il y a comme à la Vesse (!) un boulanger qui circule, son camion est transparent et on voit les viennoiseries qui nous font de l’oeil…

La boulangerie ambulante

La boulangerie ambulante

Résultat : on se lève, on petit-déjeune pour 12 : 4 tartines de pain chacun, 2 œufs, du jambon et du fromage (tranche d’infâme simili-cheddar, on n’est pas encore en France !), beurre, confiture, jus de fruits frais ! Moi, je préfère la version srilankaise du petit déjeuner, dhal (lentilles) et noix de coco écrasée et mélangée avec des épices ; cela semble un peu moins gras et c’est vraiment délicieux !

Srilankan breakfast

Srilankan breakfast

Ensuite, on fait l’école, et là, on avoue, c’est rude… Il fait beau, on compte les jours qui nous séparent du retour, et on a l’impression de perdre du temps à travailler !

Puis, on part à la plage, surfer (mais les vagues sont rudes pour les débutants !), bobyboarder, nager, regarder les surfeurs pros…

Mirissa beach

Mirissa beach

Mirissa beach

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Il y a une sorte de cabane dans les arbres avec un grand filet suspendu dans lequel Manon, Maceo et Hannah s’amusent.

Mirissa beach

Mirissa beach

On va voir le centre qui s’occupe des tortues, ces dernières viennent pondre sur la plage et les œufs enfouis sont entourés de barrières pour éviter qu’ils soient abimés par les marcheurs.

Centre des tortues

Centre des tortues

Je réussis à perdre une paire de lunettes de soleil à ma vue dans l’eau et à casser la seconde… je vais revenir en France avec du ruban adhésif sur une paire de lunettes, il est temps de rentrer !

Et ensuite, après ce programme ultra-chargé et une bonne douche d’après-plage, on recommence à manger ! Rôti au fromage (une sorte de nan indien), kottu (rôti au fromage, poulet, légumes qui est consciencieusement découpé à l’aide de deux hachoirs dont en entend le bruit partout dans les échoppes alimentaires du Sri Lanka) et rôti au chocolat… le tout arrosé d’un délicieux lassi ou shake aux fruits. C’est en roulant qu’on va rentrer en France!

Les professeurs d’école craquent devant cette ambiance délicieuse et décident d’accorder quelques jours off à Maceo à condition qu’il accélère en Français, ce qu’il fait très sérieusement ! On a tous envie de profiter de nos instants ici. L’endroit est propice aux vacances, tant pis pour l’évaluation de Français, on aura une semaine de retard (et comme le CNED met plus d’un mois à corriger ce qu’on envoie, cela ne changera pas grand chose !)

Mirissa beach

Mirissa beach

Du coup, on bouge plus aux alentours et ce, dès le matin (après tout de même l’incontournable gargantuesque petit-déjeuner !)… suite de nos activités au prochain épisode…

3 réflexions au sujet de « Mirissa, un dernier paradis avant le retour… »

  1. C’est magnifique !!!! j’ai suivi avec grand plaisir toutes vos aventures… profitez au maximum de chaque jour qui passe…

  2. Bonjour
    avez-vous les coordonnées de votre guesthouse à Mirissa (Katies hidaway). email idéalement ou téléphone. J’aimerais réserver en avance mais sans passer par booking pour qu’ils ne paient pas de commission…
    merci pour votre blog qui donne envie!

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