S’échouer sur une île déserte : les Ailleurs en Famille version Robinson….

Dans tous nos rêves et cauchemars les plus fous, on n’avait pas imaginé qu’on finirait un jour avec un bateau qui ne fonctionne plus sur une île coupée du monde !

Mais comment en est-on arrivé là ?????

On s'est échoué!

On s’est échoué!

Petit retour en arrière : cela fait deux jours qu’on est sur l’île d’Albaguen, au Blue Cove Resort. Le bungalow est très chouette, avec moustiquaire partout. Les enfants ont un matelas au sol super épais, ils sont ravis.

Blue Cove Resort

Blue Cove Resort

Comme à Sabang, il n’y a pas d’électricité à part de 16 à 22h, mais ce n’est pas vraiment gênant. Il y a du vent, donc on ne crève pas de chaud, le jardin est immense et comme c’est une île, les enfants jouent des heures sans qu’on s’inquiète de savoir où ils sont.

Ile Albaguen

Ile Albaguen

C’est un petit paradis, avec hamacs face à la mer, noix de cocos à disposition, herbe grasse dans le jardin, un restau au bord de l’eau et une terrasse construite dans un arbre… Sans doute, la meilleure salle de classe de leur voyage !

Blue Cove Resort

Blue Cove Resort

Horrible salle de classe

Horrible salle de classe

Quelques points faibles : la nourriture est très bonne mais chère et surtout, il n’y a aucun moyen de faire des courses (eau, biscuits et autres) même s’il y a un petit village de l’autre coté de l’île.

Et ne pas pouvoir manger un petit snack ou payer la bouteille d’eau 2 euros sachant qu’on en boit 5 par jour, c’est mauvais pour le budget !

Egalement, le vent nous empêche d’utiliser les kayaks pour se balader et pour finir, on a vraiment du mal à se comprendre avec les employés…

Fabrice, par exemple, s’organise une matinée de pèche avec un des propriétaires des nombreux bateaux qui sont là, et se retrouve (frais comme un gardon) à 6h du matin, heure du rendez-vous devant la plage, pour finalement ne partir qu’à 7h30, puis faire le tour de l’île, pour s’arrêter dans le village et regarder les poissons dans un vivier, et enfin revenir sur la plage du Blue Cove ; le conducteur du bateau lui disant qu’il est l’heure du petit déjeuner et qu’ils repartiront ensuite… Sauf que c’est le matin qu’il faut pécher (dixit le connaisseur) !

On décide donc, avec un couple de Français qui est sur l’île (Didier et Marie), de profiter du bateau qui repart (après le petit déj….) pour qu’il nous pose sur l’île d’a coté qui paraît-il a des fonds marins très jolis, pendant que Fabrice péchera.

Sauf que le bateau que Fabrice a utilisé le matin n’est vraiment pas grand… un éclair de conscience me fait réagir et je demande au resort si je peux prendre deux gilets de sauvetage pour les enfants…

On va au ralenti, la mer n’est pas très bonne, on ne s’inquiète pas trop puisqu’on ne fait que longer l’ile. On voit au long une barque échouée sur les rochers et on rigole en se disant que certains touristes n’ont pas du avoir de chance !

Mais plus on avance, moins je suis rassurée, je dis à Fabrice qu’on ne va jamais arriver de l’autre coté, c’est vraiment trop lent. Il m’explique que le pécheur est obligé d’aller lentement car les vagues sont grosses et qu’on est vraiment chargé à 7 sur ce petit bateau… De toutes façons, « tant que tu vois qu’il est sur le bateau, c’est bon signe, s’il saute à l’eau, là on pourra s’inquiéter »… ok !

On commence à entrer dans le chenal qui sépare les deux iles, et le moteur… s’arrête ! On regarde le pécheur tenter de le redémarrer tandis que le bateau commence à se diriger vers les rochers … je tourne la tête quelques secondes et quand je me retourne pour regarder notre capitaine philippin, il n’est plus là ! Ahhhh, il a sauté dans l’eau !!! Fabrice, dis moi, ce n’est pas le moment où l’on doit s’inquiéter ?????

 

Le pécheur tente de diriger le bateau en le tenant par ses rondins de bambous (les fameuses pattes d’araignées) et il a beaucoup de mal. Fabrice et Didier sautent donc aussi à l’eau et à trois, ils parviennent à nous mettre dans le bon chemin, les vagues font le reste, on est maintenant dans des eaux peu profondes, il y a du courant mais plus de gros creux…. Rapidement, Fabrice a pied et les hommes amènent le bateau sur la plage…

Banca sans moteur

Banca sans moteur

On est quand même très soulagés, car on ne sait pas comment on aurait pu gérer cette panne si elle nous était arrivée moins de 2 minutes auparavant…

Les vagues étaient trop fortes pour que trois hommes puissent diriger une embarcation dans l’eau. Il n’y a pas de rames sur ces bateaux, sauf des bambous pour avancer sur les bords de plage, en les plongeant dans le sable et en poussant. On aurait sans doute fini dans les rochers, comme le pauvre bateau qu’on avait regardé avant. Et on ne sait pas comment ces bateaux résistent à un choc pareil… Est-ce qu’il aurait fallu sauter à l’eau ? Comment gérer les enfants dans ce cas là, même avec des gilets ??? Bref, on sait qu’on a eu de la chance, et qu’on a sans doute surestimé la capacité du bateau ! A compter de maintenant, ce sera gros bateau de pécheurs obligatoirement… Un peu plus de stabilité et une meilleure chance que le moteur soit en meilleure forme !

Ce n’est pas tout ça, mais s’échouer sur une île déserte, c’est drôle, encore faut-il pouvoir en repartir ! Et le moteur n’a jamais voulu rien entendre !

On ne s’inquiète pas trop, il y a une petite bicoque sur l’ile d’en face, il suffit de traverser à pied ou en nageant (selon sa taille) pour pouvoir trouver le propriétaire des lieux et lui demander de l’aide et/ou de passer un coup de fil ! Car oui, il y a du réseau téléphonique… fabuleux non ?

On traverse le bras de mer pour trouver de l'aide

On traverse le bras de mer pour trouver de l’aide

En attendant, on met en pratique nos connaissances de Koh-lanta ! On trouve des noix de cocos (= on a de l’eau= on a à manger), Maceo les cueille et les hommes les coupent. On a du feu (même pas besoin d’en fabriquer !), on a de quoi s’habiller (les noix de cocos sont très tendance cette année), et l’île est aménagée pour les visites de journées, on y trouve un coin pour s’asseoir et un barbecue… Au pire, on a un endroit où s’abriter pour la nuit !

On survit grâce aux noix de cocos

On survit grâce aux noix de cocos

On survit grâce aux noix de cocos

On survit grâce aux noix de cocos

On survit grâce aux noix de cocos

On survit grâce aux noix de cocos

Pendant que notre pauvre pécheur essaye de réparer le moteur, on va admirer les petits poissons et les coraux… faudrait qu’on prévoit de quoi diner si on est encore là ce soir !

Jolis fonds marins...

Jolis fonds marins…

Les fonds marins sont supers, la plage est géniale aussi. On croise plein de coquillages vivants qui se baladent avec leur coquille sur le dos…. Des mini Bernard l’ermite ! Avec les enfants, on croise aussi un grand varan et des beaux oiseaux !

Bref, on s’amuse beaucoup…Le bateau n’est toujours pas réparé, mais on n’est plus inquiets ! Il y a une partie d’ossements de mâchoire sur la plage (sans doute celle d’un chien), les horribles parents que nous sommes expliquont aux enfants qu’il s’agit d’un dernier survivant de l’île non secouru ! Et ils nous regardent avec des yeux immenses : « mais c’est vrai Maman ????? »…

Dernier naufragé de l'île...

Dernier naufragé de l’île…

Je leur parle du film « Seul au Monde » avec Tom Hanks perdu sur une île et son copain Wilson. Ils sont captivés, Marie me dit qu’elle l’a sur son disque dur… les enfants le regarderont dès le lendemain !

Finalement, un autre bateau viendra nous chercher… on est resté quelques heures sur l’île, on s’est bien marré, on a joué aux robinsons… Mais quand même ; plus de bateau de poupée pour nous !

Le soir, on négocie âprement un bateau pour se rendre à notre prochaine destination, Port Barton, mais on demande le plus gros, le plus solide quitte à payer plus cher ! Pas envie de jouer le rôle de vrais naufragés !

6 réflexions au sujet de « S’échouer sur une île déserte : les Ailleurs en Famille version Robinson…. »

  1. Une aventure qu’on est pas prêt d’oublier hein !
    Vous avez été pour nous une belle rencontre… Et merci pour ce récit qui m’a fait revivre ce super après-midi passé ensemble.
    J’en profite pour vous souhaiter une très bonne année 2013 avec plein de nouvelles aventures. Et attention à vous 😉
    Marie et Didier

  2. Salut la petite famille de Robinsons !! Bonne année à vous, nous vous souhaitons une excellente suite de voyage : ici, on continue de suivre très régulièrement vos aventures !
    Bises de nous 4

  3. Salut la famille d’aventuriers! On vous souhaite une bonne année pleines d’expériences extraordinaires comme vous êtes déjà en train de les vivre… En tout cas on se régale à vous suivre via le blog, ça donne vraiment envie de partir!
    Pour l’anecdote, le monde est définitivement trop petit car nous avons fait le rapprochement avec ton frère Erwan dont tu parles dans ton blog, qui se trouve être un très bon ami de Philippe (qui venait de lui acheter une photo), qui est également un très bon ami à nous et avec qui nous venons de passer quelques jours de vacances!
    Bises de nous 4 et continuez à nous faire rêver!

    Delphine, Aurélien and kids

    • ça c’est rigolo… Philippe a donc du voir le famous baby en passant chez eux!

      merci pour les commentaires sur notre voyage, on continue à en profiter quelques bonnes semaines… après il faudra rentrer!!!!

      bonne année à vous 4
      gwen et fabrice

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s