Cap à l’Est, la tranquillité enfin…

Et pourtant, ce n’était pas gagné !

Encore 2 heures d’embouteillage pour quitter la ville de Kuta… le tout sous une pluie incessante… A deux doigts de renverser les motos qui apparaissent de tous les cotés… Fabrice enrage ! Maceo dit s’ennuyer et moi, je me dis qu’on ne peut définitivement pas finir le voyage de cette manière… Il nous reste peu de semaines !

Une fois les villes accolées de Kuta/Denpasar/Sanur passées, on roule enfin (sur une autoroute, finies les petites routes de campagne par ici) et on s’arrête à Candidasa dont on a entendu du bien… La ville est en effet sympa, mais on marche plus de 2 heures pour trouver un hôtel. La moindre chambre correcte est à 45 euros avec un supplément de 15 euros pour un matelas au sol ! Aucune négociation possible, ce qui nous énerve le plus, c’est qu’on doit payer pour un matelas alors que le petit-déjeuner ne sera que pour deux…

Nénuphars de Candidasa

Nénuphars de Candidasa

On hésite, un hôtel nous semble correct (à 60 euros donc : envolé le budget journalier !) mais finalement, les vibrations positives que l’on recherchait ne sont pas là… On repart sous une pluie battante (pour changer) et on va jusqu’à Ahmed. Les rizières sont à flanc de collines, majestueuses mais il pleut tellement qu’on ne peut même pas s’arrêter pour faire une photo !

Ahmed et sa plage de sable noir

Ahmed et sa plage de sable noir

On trouve, enfin on pense trouver, notre bonheur à Ahmed… petit hôtel pas donnée mais sympa Three Brothers, grande chambre avec mezzanine et deux lits pour les enfants… La salle de bains ne sent pas très bon puisqu’il n’y pas de bouchon pour l’évacuation d’eau.. j’en demande un… que je ne verrai jamais !

En fait, la chambre s’avèrera très humide, le lit double s’écroulera quand Fabrice s’y allonge un après-midi et malgré nos multiples réparations, c’est avec délicatesse qu’il faudra s’y coucher…

On retrouve ici la vie tranquille balinaise, la plage de sable noir et comble du chic la piscine à débordement… on en profitera sous la pluie quelques minutes par jour et plusieurs heures pendant une matinée ensoleillée, alterner entre vagues et piscine, ça fait du bien !

Piscine d'Ahmed...à débordement

Piscine d’Ahmed…à débordement

Le plus gros point noir : les nombreuses pluies et le vent ont rendu la mer très trouble. Ahmed est réputé pour ses jolis fonds marins… je peste en regardant les blogs de voyageurs qui sont passés par là, (pour certains il y 1 mois !!!) et qui ont vu des beaux coraux et des jolis poissons… Idem pour la pèche, Fabrice s’y tente mais c’est beaucoup trop agité !

Entre 14.000 gouttes, on se balade, on longe la plage et on va jusqu’au bout des villages qui sont communément connus sous le nom d’Ahmed… On déjeune même au restaurant « Le Jardin » histoire de manger un croque-monsieur et un croque-madame (mais pas de doute, la propriétaire n’a pas dû mettre les pieds en France depuis 30 ans…) et on joue au Mémory tout en bouquinant quelques livres en français.

On retourne voir les rizières, mais impossible de se balader, il pleut toujours, alors on les regarde de la fenêtre de la voiture.

Rizières sous la pluie

Rizières sous la pluie

On va aussi dans la petite ville d’a coté, Culik, dans laquelle on ne trouve ni guesthouse ni restaurant de touristes… mais des brochettes de poulet, les saté ayam que Fabrice recherche désespérément depuis notre arrivée à Bali…

Rues de Culik

Rues de Culik

Fabrice se régale et les enfants et moi allons vers un lieu où on entend de la musique traditionnelle. Une petite cérémonie a lieu, on regarde par dessus le muret… les hommes sont assis et jouent de la musique, les femmes apportent les offrandes et écoutent. Un des musiciens âgés nous fait signe qu’on peut rentrer et s’asseoir et il me mime un clic avec les mains…nous autorisant ainsi à les prendre en photo, sympa… on reste et on s’imprègne… Il s’agit d’une cérémonie pour les esprits…  On est ravi de se trouver là. Un petit garçon circule entre les musiciens et tente d’attraper les instruments.

Cérémonie balinaise à Culik

Cérémonie balinaise à Culik

On rejoint Fabrice qui discute avec les vendeurs de saté ayam, on passe une commande pour le soir… un petit repas à la maison, ce sera parfait !

Hannah prépare une jolie table avec des fleurs et on ressort les assiettes de camping, on a gardé un petit lot de couverts qui nous sert de temps en temps (beaucoup aux Philippines pour nos sandwichs fromage/concombre/tomate !).

Saté ayam à l'hôtel

Saté ayam à l’hôtel

On se marre en regardant les enfants imiter le pauvre lézard qui est tombé sur la voiture quand Fabrice a percuté (doucement) un arbre en reculant il y 2 jours. Hannah nous fait mourir de rire avec la tête qu’elle fait.

Le lendemain, Maceo se réveille et vomit…il est blanc comme un linge et pas du tout en forme… est-ce notre repas de vendeur ambulant ? On hésite à se rendre à l’hôpital ou à attendre un peu. Dans tous les cas, on part… la chambre ne nous convient pas, entre lit défaillant et salle de bains puante, on préfère avancer. On se rend 15 kms plus loin (quel trajet !!!) dans la ville de Tulamben, où git par 5 mètres de fond une épave célèbre.

On décide de prendre un bon hôtel confortable pour que Maceo se repose. Financièrement, cela veut dire dépasser largement le budget journalier mais on sait combien il est important de se sentir bien quand on est malade… Maceo me dit même « j’aimerais bien être à la maison aujourd’hui ». On trouve notre bonheur au Liberty Dive Resort, un hôtel chic à 85 dollars la nuit, prix sur lequel on obtient 20%, soit environ 52 euros petit déjeuner inclus… Il y a deux piscines, une baignoire (« Maman, s’il te plaiiiiiiiit, on le prend cet hôtel », nous supplie Hannah qui adore les bains), deux coins chambres avec des lits simples pour les enfants et un petit salon… Le bungalow familial nous plait à tous et on y restera deux jours !

Liberty Dive Resort

Liberty Dive Resort

Maceo continue à être malade toute la journée mais parvient à faire une bonne sieste. Hannah et moi se baignons dans la piscine tandis que Fabrice tente de pécher et va voir l’épave. Hannah et Fabrice fabriquent des petits paniers.

Fabrication de panier

Fabrication de panier

Liberty Dive Resort

Liberty Dive Resort

Le lendemain, Maceo se réveille en ayant faim, affaire réglée ! On va donc sur la plage de galets noirs pour faire du snorkelling et voir ce fameux bateau au fond de l’eau.

L’histoire du Liberty est assez originale : c’est un bateau américain qui s’est fait attaquer dans le détroit de Bali/Lombok en 1942 par un sous-marin japonais. Il a été remorqué jusqu’à la plage de Tulamben et abandonné là. Plus de 20 ans plus tard, la lave créée par l’éruption d’un volcan de Bali, le Mont Agun, l’a repoussé dans l’eau. La poupe git à 30 mètres de fond, et la proue à moins de 5 mètres. Encore 20 ans plus tard, des plongeurs l’ont « redécouvert ». L’épave est devenue un lieu de vie pour les poissons, qui s’y sont installés.

Même en snorkelling, la visibilité est bonne. On est très proche de la proue, et on voit pleins de jolis poissons, des tous petits comme des énormes, et des beaux coraux.

Le plus chouette est de voir les plongeurs plusieurs dizaines de mètres en-dessous de nous. On nage dans les bulles d’air qu’ils rejettent, Maceo a cru au début qu’il s’agissait de méduses transparentes…

C’est assez féérique, dommage qu’on n’ait plus d’appareil photo waterproof !

L'épave du Liberty

L’épave du Liberty

On y retourne le lendemain matin avec Maceo, mais les vagues sont trop fortes ; on tente de se lancer dans l’eau mais un responsable de plongée me dit que cela ne sert à rien, il n’y a aucune visibilité et il a lui-même annulé des plongées.

On rentre donc faire les bagages, Fabrice et moi avons super mal à la tête. Cela fait déjà deux jours que l’on prend du paracétamol mais cela ne s’améliore pas.

On se dirige à présent vers le Nord, passant dans quelques villages sympas et propres. Et d’autres vraiment pas terribles, des décharges à ciel ouvert par endroit.

Les enfants en uniforme sortent des écoles, la circulation est intense, les petits jeunes en mobylette ne savent pas encore conduire et ont tendance à rester au milieu de la route, pas simple pour les doubler !

On fait une petite pause à Singaraja, la grande ville du Nord, sans intérêt si ce n’est pour faire quelques achats. On y retrouve un Carrefour (market), décidemment la marque est bien implantée à Bali ! Fabrice rachète des tongs, 3ème paire du voyage ! On trouve également des chaussures de marche pour les enfants, ils ont tous les deux pris une pointure de plus, on ne sait pas s’ils ont grandi et grossi mais en tout cas, leurs pieds oui !

2 réflexions au sujet de « Cap à l’Est, la tranquillité enfin… »

  1. Bonjour,
    On est tombé sur votre blog (via VF), on est actuellement à Bali, à Ubud, Nous sommes aussi en grand voyage, et dans une semaine direction le reste de l’asie que l’on ne connait pas du tout. Si vous êtes dans le coin ça nous ferait plaisir de vous rencontrer pour discuter des pays que vous avez traversé
    Bonne route
    Christelle et Pierre

  2. Bon, apparemment, tu es définitivement fâchée, j’ai mis trop de temps à répondre…
    Je continue à lire les aventures de la petite famille pourtant…

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